Suivi médical.

Suivi médical.

*
Première poussée : Septembre 2000
* Deuxième poussée : Décembre 2001
* Arrêt du lait de vache : Décembre 2001
* Troisième poussée (après gavage de crème chantilly) : Juillet 2007
* Diagnostique : Juillet 2007
* Suivi du régime Seignalet strict : Juillet 2007
* Depuis : Et bien, rien. Même pas le quart du début d'un fourmillement. Ah si ! Ma main gauche m'a grattouillé début 2013.

samedi 23 juin 2012

Universalité du Beau

J'arrive à une ère de ma vie dans laquelle ma génération se met à procréer, et moi le premier. Visiblement j'ai pris un peu d'avance sur les autres personnes de mon age, en tous cas, sur mes connaissances.

Néanmoins, j'apprends régulièrement sur Facebook la naissance de tel ou tel enfant, garçon, fille, ou indéterminé... Le tout accompagné de photos de ses premières heures de vie aérienne.

Ma première réaction est de me souvenir de la naissance de mes propres enfants, de la joie indescriptible que j'ai pu ressentir à ce moment-là, lorsque je les ai vus, lorsque pour la première fois je les ai tenus dans mes bras. Rien que d'y penser, j'en ai encore les larmes aux yeux.

Ensuite vient la description du petit qui varie entre le "qu'il est mignon" et le "il est adorable" alors que dans l'absolu, il ressemble plus à l'enfant caché qu'auraient eu Winston Churchill et E.T. Grand front, petit nez, yeux écartés et brumeux, bouffi et ridé.

Aussi je me suis dit que les miens que je trouvais si beaux devaient eux aussi avoir cette apparence peu flatteuse et je me suis replongé dans les photos.

Et oui, eux aussi étaient fripés comme des pruneaux, violets comme les varices de mémé et hagards comme s'ils avaient subi des électrochocs répétés pendant des mois. Bref objectivement, ils étaient moches comme des poux pourtant dans mes yeux c'étaient les plus beaux bébés du monde.

Du coup, le beau sous toutes ses formes est donc profondément subjectif car il comporte toujours une part émotionnelle propre à chacun. La beauté est donc universelle dans le personnel.

On est donc tous beaux, certains plus que d'autres mais c'est encourageant tout de même !

jeudi 21 juin 2012

Sclérose en plaques, régime Seignalet et pain.

En relisant la présentation du journal, je me suis souvenu que j'avais en projet de parler aussi de nourriture, enfin de mon régime alimentaire qui ne ressemble à aucun autre. Cela fait tellement longtemps maintenant que je mange différemment que je n'en ai plus conscience et que j'oublie d'en parler. Sauf naturellement lorsque je rencontre quelqu'un qui me propose aimablement des gâteaux apéritifs, des toasts au fromage ou une part de tarte aux fraises que je suis obligé de refuser.

Un des principale problèmes de ce régime c'est l'absence de pain. Nous vivons dans une société ou le pain est au centre des habitudes alimentaires et tout un tas de produits sont conçus pour être mangé avec : confiture, guacamole, pâté de campagne, nutella (quoique ce dernier est bien meilleur à la cuillère directement dans le pot et puis de toutes manières je n'y ai pas droit.)

Comment faire pour moi, pauvre chevalier Jedi en croisade contre la Sainte Boulangerie ? Et bien, j'ai trouvé la solution : le chapati !

Le chapati est un pain indien sans levain.

Alors pour faire de bons chapatis (j'adore prononcé de mot) :

3 bonnes poignées de farine de sarazin (dont le prix augmente à mesure que vous vous éloignez de la Bretagne)
1 grosse pincée de sel
De l'eau. (Combien ? J'en sais rien de quoi faire une boule)

Mélanger le tout jusqu'à l'obtention d'une boule (mais pas trop collante donc ajouter l'eau par petites quantités), faire des boules plus petites de la grosseur d'une balle de ping pong (pour ceux qui n'en ont jamais vue, prenez une balle de squash ou de golf.)
Etaler chaque boule sur de la farine avec les doigts de manière à faire un disque (gros comme un CD, ou une soucoupe à thé pour les grand-mères)

Ensuite recto verso dans la poêle, disons 2 minutes de chaque coté.

Puis opération délicate, enlever la poêle et déposez le disque durci directement sur le gaz jusqu'à ce que des traces brunes apparaissent (et je ne rigole pas, pof, directement sur les flammes) C'est rapide genre entre 3 et 5 secondes de chaque coté.

Normalement ils devraient gonfler, ou plutôt cloquer.

Pour les heureux propriétaires de plaques électriques, de vitro-céramique ou de plaques à induction, oubliez les chapatis. Ou alors, vous pouvez faire ça à l'ancienne, sur le barbecue mais vous aurez une poêle à ruiner et puis ce n'est pas très pratique dans la cuisine...

Voilà, pour les photos, comme je suis pas photographe, vous irez les chercher sur Google...

mercredi 20 juin 2012

Le journal s'exporte bien.

J'aime bien les statistiques, juste pour savoir combien de personnes lisent ce que j'écris, d'où ils me lisent, par quels moyens, etc.

D'ailleurs à ce propos, je me permets de saluer mes lecteurs canadiens, belges, et algériens qui sont toujours plus nombreux.

La france arrive toujours en tête de mes stats mais c'est parce que mes parents, n'ont rien d'autre à faire de leur retraite que de faire pousser des tomates et de relire chaque jour l'ensemble des pages ce dont je les remercie, car suite à leurs critiques plus que constructives que j'essaie de ne pas suivre, j'arrive à améliorer le niveau général.

Bref, j'aime bien les statistiques pour ce qu'elles ont d'inintéressant et de valorisant.

- Encore trente mille aujourd'hui ? Allez, à la fin de l'année j'explose le million !

J'ai donc pu apprendre par ces stats que j'étais suivi sur téléphone et sur tablettes presque autant que sur ordi et ce n'est pas sans me réjouir que d'imaginer déclencher ne fut-ce qu'un sourire sur le visage sans vie des usagers du métro parisien.

En général donc, la France arrive en tête des lieux de visite, juste devant la Hongrie qui était mon pays d’accueil. Ensuite viennent des pays de la francophonie et les Etats-Unis puis tout un tas de pays dans lesquels des expatriés francophones viennent prendre leur dose de cynisme.

Pourtant, le mois dernier quelle ne fut pas ma surprise lorsque la Lettonie est arrivée en seconde position. Loin d'être francophile, je n'y connais personne me semble-t-il, sauf si ma grand-mère a subitement décidé de changer de maison de retraite.

Je suis donc en passe de devenir une star en Lettonie. Dommage qu'il y fasse si froid (amis lettons, j'habite sur une île tropicale donc ne me dites pas qu'il n'y fait pas froid) sinon je me serais mis au letton.

mardi 19 juin 2012

En voiture Simone !

Je devais aller à la pêche aujourd'hui. Mais mon fils le pêcheur avait trente-neuf de fièvre ce matin sans symptôme apparent. Je n'ai pas fait médecine mais comme le premier faisait la même chose : grosse fièvre, trois jours, un centimètre et demi supplémentaire, je vais attendre les trois jours de carence avant d'aller en consultation.

Donc il fallait trouver une activité alternative pour la journée et nous avons décidé d'aller faire un tour à la SPA. Oui, j'ai émis l'hypothèse d'adopter un chien lorsque les douze chats du voisin sont venu en cœur uriner sur tout ce qui était en textile sur ma terrasse, cousins, couvre chaise, nappe et même sur le parasol qui était posé contre le mur. Et puis en plus comme nous n'avons pas sonnette, il aboiera lorsque quelqu'un nous rendra visite. Je lui apprendrai même à mordiller aimablement les mollets du facteur, juste pour me faire rire. (Il faut dire que j'ai toujours une dent contre la Poste et comme les miennes commencent à vieillir...)

Bref, nous voilà donc parti vers le refuge des animaux. J'avais préalablement consulté l'adresse sur une carte et ça me semblait facile. Et bien, heureusement qu'on habite sur une île et que quelque soit le chemin que je prenne j'arriverais à la mer car ma carte devait dater de l'époque des cartographes arabes quand les gens se baladaient en calèche, en charrettes à bœuf, ou en chaises à porteurs.

La fièvre montait. La sienne et la mienne et on ne trouvait pas la SPA.

Après plusieurs détours, retours, et péripéties, j'ai enfin trouvé la bonne route. C'était une grande ligne droite avec des groupes de deux ou trois femmes tous les dix mètres.

Silence dans la voiture : Pourvu que mon aîné ne demande pas ce qu'elles font là les dames.

Quelle idée charmante de situer la SPA dans le bois de Boulogne !

J'avais l'air malin dans ma voiture avec ma petite famille à son bord en traversant une haie d'honneur de péripatéticiennes si peu vêtues mais il n'y eut aucune question hasardeuse.

Etant donner cela, comme je n'avais pas trop envie de revenir, on a pris un chien...

En fait, ils sont doués en marketing la SPA.

lundi 18 juin 2012

Genou en vacances.

Il y a quelques temps, enfin, pas si longtemps, quelques semaines tout au plus, je me suis réveillé dans la nuit pour aller aux toilettes (jusque là, rien d'intéressant me direz-vous).

Dans une pénombre insouciante , je me suis donc levé en silence pour ne réveiller personne d'autre et surtout pas ma douce qui se levait à 5h00 pour aller bosser. Une fois levé sur mes deux pattes j'ai tendu le bras vers la poignée de la porte tout en avançant la jambe gauche.

Et là crac ! Au lieu de me porter je me suis écrasé sur le carrelage comme une fiente d'oiseau sur une veste Giorgio Armani. Ma jambe avait comme traversé le plancher et stupide comme il est, mon corps a suivi le mouvement.

Ma première pensée fut digne d'un réveil matinal pur porc.

- Merde, vacherie de sclérose !

J'ai quand même réussi à me mettre debout tant bien que mal, à clopiner jusqu'aux toilettes pour vider ma vessie et à revenir me coucher.

- Sclérose ou pas, j'ai sommeil et au moins dans mon lit je risque pas de me vautrer.

Le lendemain, les idées un peu plus claires, j'avais toujours une gène au niveau du genou mais rien de bien méchant.

Cette cochonnerie de genou m'avait lâché pendant la nuit. Toutefois largement échaudé par ma dernière aventure hospitalière (voir j'avais mal au genou 1,2, et 3), j'ai laissé au temps le soin de remettre les différents éléments à leur place.

J'étais encore sauvé de la sclérose mais pas de mes problèmes articulaires. Je vais peut-être investir dans un pot de chambre qui sera du meilleur effet avec ma couverture de grand-mère...

dimanche 17 juin 2012

Sclérose en plaques et hiver austral.

Bon, il paraît que je manque... (Je fais suite aux centaines de mails et autres commentaires interrogateurs que je n'ai pas publiés.)

Alors, j'ai décidé de clarifier la situation : Non je n'ai toujours pas eu de rechute et je vais fêter dignement mes 5 ans sans poussée dans deux semaines ! Je ne vais tout de même pas crier victoire trop vite, un accident est si vite arrivé ! (Quoique dans l'absolu 4 ans, 11 mois et 2 semaines, ou 5 ans c'est kif kif bourrique !)

Donc vous pourriez vous dire qu'il ne s'est strictement rien passé dans ma vie depuis novembre ? Enfin rien dont je puisse nonchalamment discourir en public bien que cette page est avant tout une fiction autobiographique !

Et bien si, des milliers de choses ! J'ai déménagé dans une petite maison avec vu sur la mer et je passe une partie de mes journées à lire des tonnes de bouquins sur la plage. (Dans les rêves éveillés que je fais à la bibliothèque)

Mais surtout ce qui m'a troublé dans ma correspondance épistolaire avec l'inconnu, c'est que j'ai commencé un roman dont je mettrai peut-être un point final avant que l'on inaugure la première colonie martienne.

Comme tout s'explique, je suis au point mort avec mon fichu bouquin, donc je me tourne vers mon psy personnel qui est l'écriture. Paradoxal, n'est-ce pas ?

Bref, il ne me reste plus qu'à profiter de l'hiver austral bien au chaud sous ma couverture car on se pèle les meules ce qui déplaît beaucoup à ma tendre épouse.

- Je ne suis pas venue sur une île tropicale pour me geler les miches.

J'ai beau lui expliquer que nous habitons sur les hauteurs, que c'est l'hiver, que pendant la journée elle se balade en débardeur, elle rechigne à mettre des chaussettes le soir parce qu'il fait 10°. N'empêche que moi, j'ai récupéré une couverture bariolée en laine tricotée par ma grand-mère et que je suis tranquille au chaud, d'ailleurs je me demande si je vais pas me faire une tisane...

Sur ce, vive l'hiver austral, vive la verveine, vive la couverture de grand-mère, demain je vais à la plage et je vais emmener les enfants à la pêche !

mercredi 16 novembre 2011

On n'est jamais content !

Ce doit être une caractéristique humaine. En y réfléchissant, c'est peut-être même à cause de cela que l'homme a trouvé comment faire du feu, comment traire une vache ou comment se déplacer sur l'ensemble de la Terre. Les grandes migrations, du néolithique jusqu'à aujourd'hui ont toujours la même origine : C'est sûrement mieux ailleurs !

Donc on se plaint, on n'est pas content de ce que l'on a et on se demande toujours pourquoi le voisin a une plus grande voiture, ou plus grande maison, ou plus grande télé mais jamais pourquoi il a de plus grandes oreilles !

La nature nombriliste de l'homme le fait se focaliser sur ses propres problèmes et lorsqu'il regarde autour de lui, il n'y voit que le mieux, comme si on ne voyait que la poussière d'or dans un tas de fumier et que même si on est déjà en argent, on se demande :

- L'argent c'est bien mais pourquoi je suis pas en or ?

Et donc on va aller gueuler sur le fermier pour être en or !

Je suis d'accord que c'est toujours difficile de perdre des acquis sociaux, un certain confort ou une manière de vivre mais il ne faut quand même pas abuser. Personnellement je suis très content de ce que j'ai. Je crois bien que même si je grognais quelques fois par le passé ou que je grogne encore parfois, j'ai toujours été content de ce que j'avais.

Quand je regarde autour de moi, je ne vois que des gens se plaindre, de ceci ou de cela, de la vie chère (ce qui dans l'idée même est débile car chère par rapport à quoi ? Au passé ? On est bien d'accord en 1960 le litre de lait coûtait 50cts... de francs) ou des crottes de chien sur les trottoirs. Et puis quand je regarde plus loin, je vois encore les gens se plaindre du chômage et de leur condition de travail. Plus loin, c'est des condamnations à mort et de la lapidation des femmes infidèles. Toujours plus loin c'est du travail des enfants ou de l'esclavage sexuel. Et le plus loin que je puisse voir, c'est une femme d'une maigreur inhumaine portant dans ses bras un enfant de quatre ans de trois kilos avec une tête énorme qui se plaint qu'elle n'a qu'une poignée de riz à lui donner chaque jour et qu'eux deux n'espèrent vivre que jusqu'à demain.

Alors je crois que c'est facile de se plaindre de sa vie lorsque l'on vit dans un pays riche, où tout le monde a une télé, un téléphone portable et du pain sur la table et où la personne la plus pauvre serait un prince dans un autre pays un peu plus loin.

L'important dans la vie c'est d'être pas mort ! Et on a trop souvent tendance à l'oublier.

mardi 15 novembre 2011

J'ai des savates de compèt !

Primo, une précision s'impose. Ici, sur mon île tropicale sous les cocotiers, il n'y a pas de tongs, de flip flop ou autres noms exotiques, il n'y a que des savates pout tout ce qui se porte sur les pieds avec des sangles qui se rejoignent entre le gros orteil et le suivant.

Arrivé depuis peu, l'été austral commençant à se faire sentir, j'ai donc acheté des savates et quelles savates !

Fabrication africaine, intérieur cuir, ABS (Anti Blocking Savate) et une déco en sky sur le dessus. Et depuis, je vole, je virevole entre les pierres et les cahots, je vais partout, sur les chemins et sur la route, rien ne m'arrête !

Parce que j'ai des savates de compèt !

Je ne sais pas pourquoi j'utilise une métaphore automobile pour en parler quoique j'ai bien ma petite idée sur le sujet.

En effet lorsque je les ai achetées, quelle ne fut pas ma surprise en regardant la semelle ! Un vrai bonheur ! L'art de la récup à l'africaine ! J'ai des savates équipées Pirelli ! Même Alonso, Vettel ou Hamilton n'en n'ont pas !

Dans un endroit où la voiture est reine, la mienne est en ruines mais j'ai des savates de compèt !


dimanche 13 novembre 2011

Quel dimanche !

Quand le réveil a sonné ce matin. Je me suis dit :

Flûte alors ! C'est quand même dimanche ! Quelle grande idée d'avoir mis mon réveil à 5h45 ! C'est décidé, je me lève pas !

Quinze minutes plus tard, le cacao des enfants était prêt, le café coulé et je m'apprêtait à faire des œufs aux plat. Bien sûr une pensée d'envergure atomique m'avait fait changé d'avis.

Dans un éclair de lucidité, j'ai imaginé mon aîné, pleurant, criant, hurlant et étant impossible toute la journée car je ne l'avais pas amené à son premier tournois de handball.

Ce que je ne savais pas c'est qu'au moment de partir j'allais décider d'y aller aussi. J'ai donc traversé l'île en diagonal par une route de montagne digne d'un grand huit en suivant le bus qui conduisait mon fils vers les terrains herbeux de Saint-André.

La ville du nom de l'attaché de com de JC nous a porté chance car si la météo avait annoncé de la pluie, nous avons eu une canicule. Les organisateurs étaient tellement désabusés que les deux arbres aux feuilles clairsemées et la malheureuse tente de jardin furent rapidement pris d'assaut si bien que la pause de midi fut rallongée pour éviter que les apprentis handballeurs grillent sur pieds.

J'ai donc regardé jouer des enfants à la balle toute la journée, je suis revenu chez moi cramé dans les deux sens du terme mais j'ai passé un bon dimanche ! Comme quoi parfois les décisions de dernière minute peuvent avoir du bon !

Je me suis même demandé un instant si je n'allais pas reprendre une licence et l'idée des footings, des courbatures et des blessures à venir eurent raison de mon engouement. Chacun son tour, dorénavant je reste au bord du terrain mais la prochaine fois j'emmène un parasol !

vendredi 11 novembre 2011

On est le 11/11/11, il est 11h et je viens de me lever !

Des années que je n'ai pas dormi aussi tard.

Pourquoi je parle de mes heures de réveil alors que probablement vous en avez rien à cirer ? Pour la bonne raison que nous avons été invités à manger chez une amie hier soir.

Les indications directionnelles étaient simples.

- Bon alors pour venir chez moi, tu prends cette route, tu tournes à la pharmacie, tu montes, tu montes, tu montes, tu tournes à droite, tu cherches un panneau "centre équestre" et tu montes, tu montes, tu montes, quand tu vois des poubelles, c'est là !
- Mais t'habites où ? Au paradis ?
- Non, juste avant. Vous venez vers 20h. Et sinon, j'ai pensé à faire une raclette, c'est bon pour ton régime ?
- Euh... C'est mieux qu'une fondue, il me reste les patates et la charcuterie, deux sur trois c'est pas mal. Mais t'inquiète pas, je vais pas mourir de faim ! (ça c'était vite dit !)

Et alors nous sommes montés, longtemps, très longtemps, avons cherché le panneau, l'avons trouvé et sommes remonté pendant encore plus longtemps. La fraîcheur commençait à envahir la voiture, des cristaux de glace papillonnaient dans les phares et au moment où je pensais que je n'avais pas emmené mes pneus neige ou au moins des chaînes, les ombres dans la nuit se sont mises à jouer à faire les ours.

Au bout de vingt-cinq minutes de montée, ma douce s'interrogeait sur notre destination.

- Elle a des voisins ? Il arrive que des gens viennent chez elle ? Parce que sinon pour être tranquille, ya la Sibérie... Même le facteur, il doit pas venir. Elle doit recevoir le courrier deux fois par an quand une caravane de chameaux ou un promeneur égaré passe dans le coin !

Bref !

19h50 : Nous avons les poubelles en vue. Nous avons fini par vaincre la route. Heureux comme tout, la soirée commence. On discute, des gens arrivent, on rediscutent, des gens arrivent avec des enfants qui disparaissent aussitôt, on rediscutent des guitares sortent et se mettent à jouer. La maîtresse de maison voltige entre guitare, kayamb et autres percussions.

23h00 : Les grands et les petits sont affamés, les petits mangent, les guitares jouent encore. Les grands commencent à piquer des patates en douce.

00h00 : Mon cadet essaie de s'endormir sur le canapé, les guitares le dérangent, elles se mettent à jouer un air hongrois, il ronfle.

2h00 : Un groupe dissident commence à se former parmi ceux qui ont faim et ils ou plutôt on, car j'en étais, décide d'installer un appareil à raclette dans la cuisine et de se jeter sur la nourriture. Le plan échoue lamentablement lorsque nous sommes découverts, alors on chipe des patates et quelques feuilles de salade.

3h30 : Après des multiples péripéties, nous nous installons à table sur laquelle une corne d'abondance a déposé de quoi nourrir Obélix après une semaine de jeûne. Le silence s'installa, uniquement brisé de loin en loin par le crépitement du fromage fondu.

- Ca va tu as assez mangé ?
- C'était parfait !
Le "fait" ne serait jamais sorti si je n'avais pas réprimé le rôt de contentement qui voulait prendre sa place.

Ensuite les enfants nous ont fait un défilé de costumes. Le problème c'est que mon amie à une fille et donc des costumes de fille, que les autres enfants étaient trois filles. J'ai donc vu mon aîné passer tantôt en sorcière, tantôt en fée, en princesse et même en Blanche-Neige.

4h15 Il est temps de partir. Les enfants dormaient dans la voiture, ma tendre et chère somnolait et j'ai pu contempler paisiblement le passage de l'aurore à l'aube en roulant à 60 avec ma charrette. Couchés les enfants, couchés les parents. Il fait jour et ce sera une belle journée.

Moralité : soirée raclette, soirée chouette !

jeudi 10 novembre 2011

Les gens d'ici.

Sont bizarres !

Les gens d'ici ont tous des voitures, on se demande presque pourquoi il y a des bus puisque tout le monde a sa Peugeot. Quatre membres de la famille de plus de 18 ans, c'est quatre voitures devant la maison. Il faut dire que pour la marche à pieds, il faut avoir le temps et de bonnes jambes et pour le vélo, il faut être suicidaire et dopé.

Les gens d'ici sont très polis et très aimables. Ils s'embrassent ou se serrent la main à chaque fois qu'ils se voient et disent bonjour quand ils rentrent quelque part. Hier à la poste il y avait au moins quatre-vingt personnes dans cent mètres carré et tout le monde répond à chaque nouvel entrant ou au moins hoche la tête, ce qui crée un joyeux foutoir !

Les gens d'ici n'ont qu'une idée très vague de la géographie européenne.
- Quelle langue vous parlez ?
- Le hongrois.
- Ah le hongrois... J'ai toujours voulu visiter les pays scandinaves.
- ...
- C'est comment là-bas ?
- Plat...

Les gens d'ici sont lents. Ils marchent doucement, conduisent doucement, cuisinent doucement, mangent doucement, mais ils chantent quand ils parlent...

les gens d'ici sont pleins de couleurs. Du tout blanc au tout noir avec sur le dos toutes les couleurs de l'arc-en-ciel et en plus les hommes ne portent pas de cravates !

Les gens d'ici sont des gens sympathiques.

Les gens d'ici ne me regardent pas bizarrement lorsque je leur dit que j'ai une sclérose en plaques...

mercredi 9 novembre 2011

L'administration est un fléau... national ? européen ? mondial ? galactique ?

J'ai changé de pays, de climat, de continent et même d'hémisphère mais il y a des choses d'immuables : la bêtise humaine et l'administration.

Il est vrai que le plus souvent les deux se confondent. Je ne dis pas que les fonctionnaires sont bêtes mais l'administration est en elle-même idiote et donc demande à ses préposés de faire des actes relevant d'une haute stupidité.

Les normes européennes affirment, pour promouvoir la libre circulation des personnes, que l'on peut travailler dans un pays, puis dans un autre et toucher les indemnités sur la totalité du temps cumulé en cas de perte d'emploi. Dans l'idée, c'est super, dans la réalisation un peu moins.

Pour ce faire, on a mis au point un document, le U1 (anciennement nommé le E301) identique dans tous les pays pour récapituler la durée du travail et les cotisations versées. C'est un document bien fait d'une extrême simplicité, qu'un enfant de 6 ans arriverait à comprendre.

Le seule problème c'est que ce fameux document est généré par un logiciel informatique propre à chaque pays qui reprend la législation du dit pays. Pour simplifier, il existe des cases sur l'U1 qui n'existe pas la norme du pays. Donc le logiciel coche une autre case, en général la case "autre". (nb : ce sera le seul instant logique de ce billet, savourez-le !)

Là où ça se complique c'est lorsque cette case devient importante dans le pays d'accueil et qu'on nous dit :

- Monsieur, cette case n'est pas cochée, je ne peux rien pour vous...
- Et qu'est-ce que je peux faire ?
- Et bien, je sais pas, revenez demain !

En fait c'est le jeu du téléphone arabe grandeur nature avec des vrais gens, une information A se transforme lentement en B sous l'impact des logiciels administratifs.

Un ordinateur est la chose la plus stupide au monde, elle fait ce qu'on lui dit de faire mais lorsque les personnes qui lui disent de faire quelque chose sont stupides, on ne peut pas arriver à un résultat correct. Ce ne sont pas des maths, "moins" par "moins" ne donnera jamais "plus".

Si l'on rajoute à cela que même avec des documents complémentaires montrant que cette foutue case aurait dû être cochée mais qu'il y a eu un bug, les préposés ont des règles simples, la machine à dit non, donc c'est non car la machine à toujours raison.

Néanmoins, parfois, comme on trouve une perle dans un tas de fumier, de l'obscurité jaillit et lumière, et cette lumière s'appelle Mme Payet qui ne pouvant accepter la traduction que l'on avait faite d'un document, a passé trois heures à placer chaque mot de ce courrier dans google traduction pour s'assurer de la véracité de nos allégations. Incroyable mais vrai ! Parfois, l'homme surpasse la machine mais on a l'impression de nager en plein délire camusien, dans un océan d'absurde !

Après tant d'efforts et devant l'ampleur du désastre, c'est décidé, je me porte candidat volontaire et bénévole pour la première mission de colonisation marsienne !

Avec un peu de chance ils me prendront dans l'administration...

mardi 8 novembre 2011

Huguette à bord

La grande mode aujourd'hui parmi les automobilistes est de coller à l'arrière de leur véhicule le prénom de leurs enfants suivi de la mention "à bord".

Après m'être interrogé quelque peu sur ce phénomène, car personnellement j'en ai rien à secouer de savoir si dans la voiture que je suis, se trouve une Caroline, un Matéo, une Thérèse, un labrador ou une plante verte, j'ai découvert que ces chers parents croient bien faire et pensent augmenter l'attention des autres voitures en leur disant "Doucement les gens, ya des marmots assis derrière !"

Sauf que lors que l'on y regarde de plus près, c'est tout l'inverse qui se produit. En effet, dans le temps il y avait un triangle rouge avec un bébé joufflu à l'intérieur pour jouer le même rôle, et comme il reprenait la signalétique de la route, il fonctionnait très bien, mais aujourd'hui, en nous imposant le prénom de leur progéniture, les parents les mettent en grand danger.

Voyons les cas :

1. Un couple de jeune mariés qui cherchent un prénom pour leur premier enfant, ils lisent, ils discutent, le chauffeur réfléchit, rigole, et tout le monde à l'hosto.

2. "Tu as vu le prénom ?
- Non, c'était quoi ?
-Et bien regarde !"
J'accélère, l'autre freine, pinpon, pinpon, pinpon

3. Les prénoms rares et anciens sont à prescrire, tout comme les prénoms d'origine étrangère, car ils gênent la lecture ou provoquent des crises de rire préjudiciables au volant. Clafoutis, Pervenche, Roméo, Cunégonde, Aldebert, Gyögyi, Choekyi ou Vojislav sont à oublier.

Cette petite liste n'est pas exhaustive et je suis sûr qu'en y réfléchissant vous en trouverez d'autres et que ceux qui ont déjà collé leur autocollant vont aller de ce pas l'enlever.

En ce qui me concerne, et comme je comprends toujours pas pourquoi il faudrait faire plus attention s'il y a des enfants dans la voiture, j'ai moi aussi collé un autocollant avec dessus, "Huguette à bord." Et Huguette, c'est ma mémé, elle a 93 ans et tous les dimanche je l'emmène au cinéma...


lundi 7 novembre 2011

Foutu de sort !

Le problème dans les changements de vie, c'est que le moindre événement négatif prend une ampleur démesurée, genre signe du destin que c'était le bon choix, et que le sort en profite pour se rappeler à votre bon souvenir.

Nous étions donc arrivés, avions pris nos quartiers et commencions à effectuer le pèlerinage des administrations dans notre Golf 3 sans age.

Et paff !

Un pseudo embouteillage, une voiture qui freine, moi qui freine en retard et collision ! Je ne suis d'ailleurs pas sûr et certain d'avoir freiner. A vrai dire je ne m'en souviens plus, c'est l'avantage d'avoir des trous dans le cerveau, on ne se souvient que de ce que l'on veut. Bref, une voiture emboutie, un radiateur percé et plus de peur que de mal.

Deux jours plus tard, en attendant que je change le radiateur et redresse un peu la tôle froissée, je prend la voiture de ma mère une vectra dont se servit Jules César pour traverser le Rubicon et qui déjà perdait un liquide étrange, couleur marron sale et assez épais. Une grosse côte (10km à 9% de moyenne) pour monter à la maison, le thermomètre moteur qui monte à 110° et le même liquide qui s'échappe du capot pour se déposer sur le pare-brise.

Arrêt d'urgence sur la voie éponyme.

Le joint de culasse.

Pas de chance avec les voitures mais au moins maintenant je me suis mis à la mécanique !

Dans l'absolu, tout est relatif. Je suis sous le soleil, dans une île tropicale, avec vue sur la mer, des fleurs étranges et des fruits aux couleurs chatoyantes, ou le contraire, donc même en panne, même avec la scoumoune de François Perrin dans La Chèvre, même au bord du chaos, et bien la misère est quand même moins pénible au soleil.

jeudi 10 mars 2011

Pourquoi je n'irai plus ?

Ben oui, je n'irai plus voir la mer au clair de lune par une nuit de janvier, je n'irai plus boire une dernière bière à quatre heures du matin dans un boui boui paumé éclairé au néon, je n'irai plus chasser l'ours avec un lance-pierres, je n'irai plus faire du base jumping depuis le toit d'un bus ni descendre les escaliers de la tour Eiffel en skate board, non je n'irai plus...

Tout comme je n'irai plus voir les autres sites de sclérose en plaqués. Ces derniers temps, je me suis rendu compte que j'avais beaucoup de chance car la maladie me laissait tranquillement m'occuper de mes pénates mais je comme je visitais régulièrement d'autres sites ou forums dans lesquels les sclérose en plaqués abordaient leur vie, j'ai commencé à focaliser sur mes propres symptômes, et à force de me regarder le nombril, j'ai bien cru que je faisais une poussée. Finalement c'était une fausse alerte ou alors une dose massive d'anti-oxydants via quelques litres de thé vert a réussi à enrayer le processus.

Du coup je campe sur mes positions de base, je ne suis pas malade et je trouve que le coté communautariste maladif est assez malsain (pour moi en tout cas) même si prône toujours la domination future des Homo Sapiens Sépiens. Chacun voit midi à sa porte et chez moi midi sonne en montant les escaliers quatre à quatre pour partir préparer mes valises pour partir en week end, en arrivant essouflé au sommet et en regrettant amèrement non pas la sclérose qui me laisse monter mais les dizaines de clopes que je fume quotidiennement en association avec une pratique sportive plus que minimale (sauter comme une puce pendant 90 minutes en concert ça compte ?)

 Du coup, ami(e)s sclérose en plaqués, je vous salue bien, venez quand vous voulez lire mes imbécilités mais je n'irai plus lire les vôtres, ça me rend malade.

mercredi 9 mars 2011

C'est fini !

A toutes les femmes qui liront ce message, la journée internationale de la femme est finie, il faut se remettre au boulot, enchaîner huit heures de boulot, aller chercher les enfants à l'école, faire quatre courses, puis faire un brin de ménage, de lavage, préparer à manger, donner le bain aux enfants, les coucher, faire la vaisselle et repasser un petit coup avant d'aller au lit pendant que monsieur passera tout ce temps là à se demander où a pu bien disparaître la télécommande car il ne veut pas rater la ligue des champions...

Je n'aime pas la journée de la femme, c'est la journée la plus misogyne qui existe, c'est comme offrir un violon à un manchot, c'est irrespectueux et dégradant, c'est leur faire comprendre que justement elles ne sont pas les égales des hommes, c'est une journée instituée par les hommes pour cacher leur honte d'asservir délibérément la personne qu'ils aiment (on croit rêver !) en somme c'est appuyer sur les différences.

Donc non, je n'aime pas la journée de la femme, non je n'ai pas offert de fleur à la mienne (j'attends le printemps pour lui faire un bouquet de jonquilles) et non je n'ai pas besoin d'un jour dans l'année pour me souvenir que les femmes sont fantastiques et non je ne comprends pas qu'il demeure encore toutes ces inégalités alors que dans bien des domaines elles sont bien plus compétentes que les hommes.

Bref, mesdemoiselles et mesdames, je vous souhaite une bonne année de labeur et à l'année prochaine !

samedi 19 février 2011

Scléroses et travail...

Bon ok, je sais que ça fait des mois que je n'ai pas écrit de billets, bon des semaines, enfin des jours mais à ma décharge qui me paraissent des mois. Je n'ai pas vraiment d'excuses à donner, en ai-je besoin par ailleurs, je fais ce que je veux c'est mon journal et je vous... (non je ne serai pas grossier aujourd'hui...)

Bref, comme explication ces dernières semaines ont été légèrement chargées pour moi et je dois être pas loin des cent cinquante heures de boulot en trois semaines, payées pour cent vingts bien sûr. J'ai tellement bossé que je n'ai pu faire la sieste qu'un jour sur deux et non seulement ça joue sur mon humeur mais aujourd'hui je sens la fatigue poindre à l'horizon et j'ai hâte d'être en vacances, qui viendront évidemment trop tard.

Enfin, je ne vais pas me plaindre, j'ai un boulot et c'est déjà pas mal.

Sinon, pour ceux que ça intéresse ou les autres qui seraient curieux; je fais un peu de pub car il y a 10 CD à gagner. Edition spéciale et dédicacés. Pas grand chose à faire pour participer au jeu. Tout est expliqué là : http://www.facebook.com/event.php?eid=190148871016376

Bon jeu et bonne route !

lundi 14 février 2011

J'aime pas la Saint Valentin.

Ni la journée de la femme mais j'y reviendrai dans un prochain billet.

La Saint Valentin se propose de glorifier l'amour que se porte deux personnes en inondant leur champ visuel de flonflon, petits cœurs, et petits chérubins dodus et souriants. Le problème dans tout cela c'est que je n'ai jamais eu besoin d'un jour spécial dans l'année pour dire à ma femme que je l'aimais et les cœurs, angelots grassouillets et autres pétales de rose n'y sont pour rien dans l'affirmation de mes sentiments.

Si on y regarde de plus près, cette fête (j'ai d'ailleurs du mal à appeler cela une fête, bouffonnerie me semble plus juste) est atroce car si les amoureux de tout age peuvent à la rigueur se sentir concernés par la futilité des sentiments ambiants dans les supermarchés, que dire des célibataires ?

- Aujourd'hui c'est la Saint Valentin !
- M'en fout j'suis célibataire !

Sauf que le célibat n'est pas souvent une décision volontaire mais plutôt un état de fait que l'on subit et toute cette accumulation d'amour de pacotille made in China doit sérieusement porter un coup au moral.

Donc la Saint Valentin, loin d'être une bouffonnerie pour les amoureux est une bouffonnerie contre les célibataires !

Célibataires de tous les pays, unissez-vous (euh, doucement quand même et pas en public, il y a des enfants) contre l'oppression du grand capital amoureux dans lequel vous n'avez pas votre place mais dont vous êtes la base !

lundi 7 février 2011

la sclérose, les délices de la nutrition et les aventures du colis perdu.

Se soigner en mangeant c'est bien, mais cela nécessite beaucoup de volonté et d'organisation. Exemple, afin d'avoir des produits de qualité à moindre coût, je me dois d'aller au marché au moins deux fois par semaine, si ce ne tenait qu'à moi, j'irai tous les jours mais dans ce cas je ne pourrais pas travailler.

Bref, je suis donc allé au marché vendredi avec mon fils qui était malade. Le marché pour lui, c'est la fête, il connait tout le monde, il reçoit des cadeaux partout, ici une viennoiserie, là un bonbon, plus loin une mandarine, encore plus loin des rondelles de saucissons. Il fait son marché en somme. Ce qui me rassure, c'est que si nous venions à disparaître avec ma tendre, nos enfants ne mourront pas de faim car son frère suit la même trajectoire.

Toutefois, le marché fut le lieu d'une conversation assez détonante :

- Tu as vu cette pomme comme elle est belle ?
- N'est-ce pas ? C'est une jonagold !
- Ah oui elle est très belle, si c'était une fille, je me marierais avec !

La comparaison est étrange mais dans l'absolu, elle est valable. Néanmoins, dans la bouche d'un enfant de cinq ans, elle demeure incongrue...

Enfin, en rentrant du marché, le facteur est passé et nous avons enfin reçu notre paquet voyageur ! L'emballage était si couvert d'étiquettes et de noms ésotériques que seuls les initiés de la poste peuvent comprendre que l'on aurait dit la valise de Philéas Fogg après sont voyage, sauf que notre paquet à mis un peu plus de quatre-vingt jours pour arriver à destination.

Enfin, tout le monde était content, la saison des cadeaux s'est un peu prolongée, les services des postes mondiaux ne virent plus revenir ce colis perdu, ma mère continue de crier sur les préposés des PTT, et nous avons été comblés !

Vivent les postes !


jeudi 3 février 2011

La sclérose du matin !

Comme d'habitude et comme tout être normalement constitué, après m'être levé, je suis allé aux toilettes pour y vider ma vessie. C'est toujours mieux que dans le lit même si mon gamin n'est pas tous les jours de cet avis.

Il était 6h30 et mon cerveau avait du mal à évacuer les dernières brumes de la nuit qui masquaient encore le cri des enfants qui étaient à table en train de manger des céréales. (Ils sont sympas mes mouflets, l'ainé de cinq ans, prépare le petit dèj pour lui et pour son frère en attendant que l'on se lève pour faire des boissons chaudes).

Je réfléchissais donc aux futures surprises que j'allais trouver dans la cuisine lorsque je me suis aperçu que mon urine était bordeaux.

Le problème lorsqu'on a une sclérose en plaque c'est que l'on devient beaucoup plus attentif aux petits troubles de l'existence en essayant de chercher un lien direct ou indirect avec la maladie. Ne pouvant rattacher cela à la sclérose, c'en est devenu effrayant !

- Fichtre, encore une maladie ! Va falloir agrandir !

Mais avant tout, pas de panique ! Un café, une cigarette, puis un autre café et une tasse de thé là-dessus, ensuite j'y verrai mieux ! Je suis accro à tous les excitants naturels depuis que j'ai des gamins car je n'arrive toujours pas à me résoudre à me coucher tôt.

J'en étais à mon deuxième café lorsque :

- Papa ?

Tiens, il a fini de manger ? Mais alors qui surveille son frère. Le dit frère venait d'attraper l'appareil photo et faisait des vues artistiques du salon.

- Oui ?
- Mon pipi, il est tout rouge !

Serait-il possible ?

- C'est pas grave ! (pseudo mensonge pour gagner du temps)
- Et mon caca aussi !

Flûte, vite ! Réfléchir, réfléchir, réfléchir !

Ok J'ai compris, la prochaine fois qu'on mange des betteraves au diner, je laisse un mot sur la porte des toilettes.