Suivi médical.

Suivi médical.

*
Première poussée : Septembre 2000
* Deuxième poussée : Décembre 2001
* Arrêt du lait de vache : Décembre 2001
* Troisième poussée (après gavage de crème chantilly) : Juillet 2007
* Diagnostique : Juillet 2007
* Suivi du régime Seignalet strict : Juillet 2007
* Depuis : Et bien, rien. Même pas le quart du début d'un fourmillement. Ah si ! Ma main gauche m'a grattouillé début 2013.

jeudi 27 janvier 2011

Ma carte bleue est tombée dans un trou...

Il faisait froid, très froid. Le givre avait envahi la voiture, les arbres, les corps et les murs. C'était peu après noël et le temps était venu de rentrer chez nous, de retrouver la maison froide, de faire un feu de cheminée et de se raconter des histoires de fin d'année.

Sur le chemin, la voiture me fit sentir que si on ne la nourrissait pas il se pouvait qu'elle nous abandonne sur le bord de la route. Aussi, nous nous somme arrêtés dans une station service en bordure de la capitale. Il faisait moins je ne sais combien mais il faisait froid. Et là...

Ma clé est restée coincée dans le bouchon du réservoir (fermé bien sûr), prise par les glaces hivernales. J'avais bien entendu qu'il fallait uriner sur la serrure pour la dégeler mais uriner en pleine nuit sous les néons aveuglants d'une station service ne me réjouissait guère. Voyant mon embarras, un client vint à mon secours avec dans sa main un tube de jenesaisquoi pour dégeler les serrures. J'ai pu ouvrir, remplir et refermer. La panique était finie.

Je n'ai jamais eu de mal à gérer la panique mais par contre c'est l'après panique qui me pose des problèmes, lorsque ma concentration baisse. Bref, je suis allé payé, j'ai acheté le même tube de jenesaisquoi, j'ai rempli toutes mes serrures de ce liquide nauséabond et je suis parti, emmenant ma famille vers le sud et la chaleur douillette de notre maison. J'ai conduit heureux jusqu'au moment où je me suis rendu compte que j'avais oublié ma carte bleue sur le comptoir de la station...

C'est dur d'avoir des trous dans la tête, j'oublie tout ! Enfin ma gentille belle-mère a pris sa voiture, est allée chercher mon bout de plastique et j'ai viré tout mes sous (trop peu nombreux) sur le compte de ma femme. Depuis je me sens libre comme l'air et je n'en veux plus !

Prochaine étape, trouver un trou pour mon portable !

mercredi 26 janvier 2011

Le facteur n'a pas trouvé le bouton de la sonnette !

J'étais absent !

J'ai en effet reçu des mails, des lettres, des commentaires, des appels téléphoniques et même quelques pigeons voyageurs, me demandant si tout allait bien ! Alors oui je vais bien, je n'ai pas modéré tous les commentaires car j'ai considéré certains comme des messages personnels.

Je dois néanmoins vous expliquer les raisons de cette absence. En effet, mon colis sus-mentionné dans un précédent billet et donc reparti, direction le bout du monde et devait arriver à ma porte. Sauf que, chemin faisant, cette fameuse boite jaune a rencontré un préposé des postes parisien plus zélé que les autres. Ce bon ouvrier a consulté l'avis d'envoi collé bien en évidence sur le carton, s'est rendu compte tout de suite que le dit avis n'était pas valable pour l'étranger et a décidé de renvoyer le colis à l'expéditeur. Bien sûr il ne tint aucun compte du second avis collé moins en évidence qui lui correspondait à un envoi international.

Ma bonne mère est donc allé voir qui sonnait à sa porte pensant que son paquet faisait route vers la mienne de porte.

Miracle, un facteur venu lui déposer son propre colis.

- Quoi ? Encore ? Ben vous savez quoi ? Vous pouvez le garder, je viendrai le chercher et je ferai réclamation.

Pauvre facteur qui n'y était pour rien.

-Ah ? Bien... Euh... Au revoir madame...


Et elle y est allée ! Quel courage ! Quelle preuve d'abnégation ! Moi je leur aurais dit d'aller se faire voir chez les grecs ! Lorsque son tour fut venu d'atteindre le Saint Graal du guichet postal, qu'elle eut tendu son avis de passage, que le nouveau postier eut consulté base de données, fiches, collègues et Saint Expédit, on lui dit que le dit colis avait purement et simplement disparu de la circulation et qu'ils n'en avaient aucune trace !

Peu de temps après on lui signifia que le colis était reparti vers une destination quelconque.

Je suis donc parti à la recherche de mon colis qui contient entre autre les cadeaux de noël pour mes enfants. J'ai donc pris mon âne que j'ai troqué pour un chameau la Méditerranée passée, mon bâton de pèlerin et mon baluchon et je suis parti sur les routes tel un apôtre de la magie postale.

Je ne l'ai pas trouvé malheureusement...

Je me suis donc résigné à attendre, près de ma cheminé que le père noël se rende compte que ses remplaçants sont des ignares et qu'il reprenne les choses en main. Avec un peu de chance je l'aurai pour Pâques...

A titre indicatif, si je le reçois sans autres détours, ma boite aura parcouru presque 60 000 kms, ce qui correspond à presque deux fois le tour de la Terre ou encore à un sixième de la distance qui nous sépare de la Lune. Encore un petit effort et la NASA n'a plus qu'à aller se rhabiller !

lundi 10 janvier 2011

Le facteur sonne toujours... Ou pas...

J'ai failli recevoir un colis.

Ma mère très gentiment, s'est proposée de nous faire parvenir un coli pour les fêtes de fin d'année. L'idée était sympathique et curieusement assez alléchante. De fait, comme elle habite quasiment de l'autre coté de la planète, elle s'y est prise à l'avance et dès le début du mois de décembre elle s'est rendue à la poste pour envoyer sa boite. Quoi de plus logique ?

Noël est passé, le Père Noël et le Petit Jésus avec.

Rien...

Le premier janvier est passé, la dinde et les confettis avec.

Rien.

Dans les premiers jours de janvier, elle reçoit un avis de passage lui demandant de venir retirer un colis à la poste. Toute heureuse, elle trottine (dans sa voiture) jusqu'à la poste en extrapolant sur l'expéditeur du sus-dit colis.

- Serait-ce mon fils ?
- Pas possible, avec ses deux mioches, il est fauché.

- Serait-ce ma fille ?
- Ben non, elle est au chomdu et elle était déclarée à mi-temps pour un plein temps, elle est fauchée.

-Mon autre fils ?
-Ben non, il habite à vingt kilomètres, il ne va pas m'envoyer un colis !

- Le Père Noël.
- Ben non il est déjà passé...

- Bon ben, il ne reste plus qu'E.T. !

Elle en était à ces réflexions lorsqu'elle se rapprocha du guichet et tendit au préposé son avis de passage. Très gentiment, ce dernier lui ramena...

... son propre colis en lui expliquant que la feuille d'envoi qu'elle avait remplie n'était pas la bonne, que c'était celle pour les DOM TOM et non pour l'international et que donc comme la déclaration douanière n'était pas conforme, le service des postes du pays destinataire avait refusé l'entrée du colis sur le territoire.

- Mais c'est votre collègue qui m'a donné cette feuille.
- Et bien il s'est trompé. Mais c'est un peu de votre faute aussi, vous auriez pu faire attention !
- Pardon ? Je veux envoyer un colis, je précise la destination, je demande un papier, on me le donne, je le remplis, point ! Chacun son boulot nom de nom !
- Ben il faut pas. Il faut lire les documents.

(Instant de mépris intense)

- Bref, je suis pressée, que faut-il faire maintenant ?
- Et bien remplir ce document, pour l'international.

Elle s'exécute et lui rend.

- Merci. (Tape tape tape sur sa machine) Cela vous fera 113 euros.
- Pardon ?
- 113 euros. (elle doit être un peu sourde la vieille)
- Vous essayez de me dire qu'il faut que je repaye l'envoi pour une erreur qu'un de vos collègues a faite ? (Et je suis pas sourde, p'tit con !)
- Je n'y suis pour rien Madame, c'est la procédure.
- La procédure ? Appelez-moi votre chef !

Il s'exécute, l'autre arrive, blablabla.

- Appelez-moi votre chef !

Même cirque.

-Appelez-moi votre chef ! (Il y a beaucoup de chefs dans l'administration française !)

- Je suis désolé Madame.
- ...
- Mais à quoi il ressemblait le préposé qui a fait l'erreur ?

Deux heures plus tard, la poste a reconnu que c'était sa faute et que ma bonne mère était exonérée des frais d'envoi.

Lorsqu'elle m'a raconté cette aventure au téléphone, je lui ai dit que les caravanes de chameaux étaient plus sûres et plus rapides... Mais comme elle habite sur une île...

Ca nage un chameau ?

mardi 4 janvier 2011

J'ai mal aux doigts.

Et voilà, c'est toujours pareil. Les fêtes se passent, je me prélasse, version cocasse, je feignasse un peu et mes doigts perdent naturellement toute leur importance lorsque on essaie de jouer de la basse (je dis bien essayer, je n'aurais jamais la prétention de me dire bassiste...) : leur corne !

Et oui cette réaction épidermique naturelle est une condition sine qua non pour tâter du manche et là, je n'en ai plus car tout aussi naturellement qu'elle se forma sur mes doigts, elle disparut lorsque la seule occupation de ceux-ci était de tenir une fourchette ou un verre de vin. Triste période pour mes doigts j'en conviens. Et surtout pour moi hier.

Nous avons répété trois heures. J'ai bien tenté de proposer à mes compagnons d'aller au bistrot pour boire un verre à la nouvelle année mais rien n'y a fait. Eux aussi avaient trop bu (beaucoup plus que moi) pendant ces derniers jours.

Nous avons donc joué, on s'est bien amusé, nous avons bien travaillé et hier soir en rentrant, mes doigts étaient rouges, et ce matin en me levant, ils viraient au bleu... (Je savais que j'aurais du rester éveillé pour contempler la lente chrysalidation de l'hématome...)

Bref aujourd'hui, j'ai l'air d'un con  je suis ridicule car je ressemble à un gamin pris en flagrant délit de gourmandise les doigts plongés dans le pot de confiture de myrtilles.

lundi 3 janvier 2011

J'aime pas...

J'aime pas les lundi, ni les lundi de janvier, j'aime pas les jours de rentrée ni la fin des vacances, j'aime pas être plus fatigué de retour de vacances qu'avant les vacances, j'aime pas les nouvelles années qui me font toujours vieillir un peu plus, mais j'aime bien les fleurs mais j'aime pas qu'on sache que j'aime les fleurs (dixit schtroumpf grognon) et en plus il n'y en a pas de fleurs !!!

Bref, nouvelle année, j'ai terminé la dernière en mangeant dix fois trop au moins, tellement en somme que j'ai du passer les deux premiers jours de janvier sur les toilettes pour évacuer tout ça. Désolé pour le caractère peu enchanteur et peu poétique de la chose mais c'est aussi cela la vie. On paye les conséquences de ses actes un jour ou l'autre.

Je ne divulguerais pas ici le menu de ce réveillon de la Saint Sylvestre car en y pensant bien j'aurais pu inviter mon quartier entier, nous aurions tous bien mangé. Mais je vous en balance néanmoins un bout en touffe et dans le désordre (bœuf sauce aigre-douce, sushi, macédoine sucrée-salée, ananas à la cannelle, salade bicolore, oranges givrées, riz (évidemment), rouleaux de printemps, petits gâteaux, le tout arrosée de quelques bouteilles de vins tous aussi bons les uns que les autres.

J'ai l'impression que depuis que je suis ce régime je voue un véritable culte à Bérurier, l'ami fidèle de San Antonio !

Toujours est-il que nouvelle année rime avec peau neuve et le journal d'un sclérose en plaqué ne dérogera pas à la règle.

vendredi 24 décembre 2010

Menu de noël

J'ai trop mangé !

* Soupe de potiron (au lait de soja)
* Foie gras (petit écart de régime)
* Chapon fermier farci de châtaignes (cuit à 110°)
* Riz aux champignons
* Compote de choux rouge (au sucre roux)
* Pomme de terre au four (cuite à 110°)
* Salade de fruits (au calvados pour moi)

Le tout arrosé d'un Gere rouge 2008 excellent (merci Sapiens Sapiens.)

Un beau sapin, un bon café, de beaux cadeaux, beaucoup de joie et de rires. Vivement demain matin et le réveil des monstres.

Joyeux noël !

mercredi 22 décembre 2010

Sclérose en plaques et activité manuelle.

Depuis quelques jours maintenant, ma tendre et chère s'est mise en tête d'entreprendre la décoration de notre maison de manière artisanale. Elle est douée de ses mains, elle fait des trucs demandant une minutie d'horloger et une patience de moine bouddhiste. Et moi, je la regarde et chaque année, je suis en admiration devant ses étoiles, flocons, pères noël, et autres personnages de la crèche.

En ce qui me concerne, pour le gros œuvre, ça va, mais dès que cela demande un peu trop de précision, je suis à la rue. Bref, disons que je remplis la cheminée de bûches pendant qu'elle s'acharne avec ses instruments de pointe.

C'était le cas jusqu'à ce soir où elle m'a fait comprendre que je pourrais moi aussi participer à la décoration.

Aïe !

- Dis donc, tu voudrais pas déscotcher un peu de l'ordinateur, le journal, tu le connais par cœur et j'ai encore quelques centaines de flocons à découper.

J'ai eu beau arguer que j'avais la sclérose en plaques, et que mon habilité n'était pas au mieux et que j'étais un peu fatigué, ce à quoi elle répondit par une remarque laconique.

- Ok, alors tu sais quoi, tu mets de la musique, tu prends un ciseau, un flocon, tu découpes car si tu peux pas faire ça, cela m'étonnerait que tu puisses jouer de la basse.

Bon, elle a marqué un point, et comme mon argument n'était pas à la hauteur du sien, je me suis activé après avoir chercher pendant encore dix minutes la musique convenable pour ce genre de travail, ni trop rythmée, ni trop envoutante. J'ai porté mon dévolu su Kruder & Dorfmeister et sur des ciseaux bleu dans lesquels je ne pouvais pas entrer le pouce.

Bref, vingt-cinq minutes plus tard, je suis arrivé à bout de mon flocon sous les rires de mon épouse qui pendant ce même laps de temps en avait découpé au moins douze. Mais j'ai réussi et j'en suis fier !


Tellement fier en somme que je l'ai accroché moi-même et que j'en ai fait une photo.

- T'en fais un autre ?
- N'y pense même pas, sauf si peux le faire à la hache !

Et je suis retourné lire Le Monde en écoutant Eels...

mardi 21 décembre 2010

Une répèt comme les autres...

Bon je sais, je reste dans la musique mais cela fait partie de ma vie. Et puis, j'aime bien notre musique (il vaut mieux non ?) Donc voilà, une petit cadeau de noël.



lundi 20 décembre 2010

Ma sclérose et noël.

Ca y est, ça recommence !

Précédemment j'ai relaté ma frustration liée à la venue de Saint Nicolas et je dois avouer que si les fêtes de fin d'année sont un calvaire pour certains (course aux cadeaux, départs sous la neige, absence de cheminée ou d'électricité), chez moi cela tourne à la véritable sinécure.

Je vous dresse le menu du repas du vingt-cinq de l'an dernier :

Soupe de volaille (jusque là tout va bien quoiqu'elle est cent fois trop cuite pour moi mais je passe)
Dinde rôtie avec sa farce et légumes sautés (là ça se complique, trop forte cuisson, trop d'huile cuite, trop de blé, remplacés pour moi par... du riz)
Rôti de bœuf accompagné d'une sauce au vin (arf, toujours aussi délicat, remplacé par... du riz)
Bûche de noël (le point culminant de mon calvaire gourmand comme je suis puisqu'à peu près tout m'est interdit, farine, beurre, sucre raffiné, lait,  remplacé par... bananes et pommes)
Salade de fruits (ouf je peux manger comme tout le monde)

Heureusement que nous faisons noël en petit comité pour le réveillon du vingt-quatre car sinon j'aurai pété une durite. Pour cette année je m'attends au pire bien que je ne pense pas que le menu varie énormément.

Un régime est difficile à tenir, mais avec un peu d'effort, d'abnégation, et une bonne quantité de pinard grand cru, on y arrive, même dans les pires conditions. La sclérose est une chose difficile à accepter pour l'entourage du sclérose en plaqué, un certain rejet, une tristesse dans les yeux, une forme de pitié écœurante. Alors lorsque l'on rajoute à cela, un régime alimentaire excessivement restrictif les proches ont tendance à vous mettre à l'écart, en vous préparant quelque chose de vite fait. Ce n'est pas que je n'aime pas le riz, au contraire j'en mange grosso modo vingt-cinq kilo par trimestre, mais la comparaison entre ce que comporte les différentes assiettes de la table provoque une immense frustration.

Bon, joyeux noël, amusez-vous bien, moi je vais faire la sieste car ce n'est pas encore noël mais j'entraîne l'élasticité de mon estomac et j'ai trop mangé !

dimanche 19 décembre 2010

Grandiose !!!

D'abord comme préliminaires, notre batteur m'appelle en catastrophe deux heures avant le concert pour me dire que sa voiture refuse de démarrer et que comme il habite à vingt-cinq kilomètres, ce n'était pas sûr qu'il puisse être à l'heure s'il venait en traineau à chiens tiré par ses deux pulis. Je suis donc aller le chercher.

Une fois arrivés, je n'ai jamais vu ça. Je suis d'accord que je n'ai pas une grande pratique des concerts mais cela fait quelques années maintenant que nous tournons avec ZAT et nous avons joué dans plusieurs endroits, des grands, des petits, des sombres, des colorés, des secs et des humides, nous avons même joué dans une cave et sur une scène pendant le festival de la galette de patates (je me souviens surtout de l'odeur de ce concert, cela empestait l'huile de friture.)

Mais là, ce fut le zénith de la médiocrité technique. Du matériel il y en avait, plein même, une table vingt-quatre pistes, des beaux micros, du matos high tech mais...

...qui ne marche pas.

Nous avons du attendre deux heures avant que le propriétaire viennent nous aider à faire les balances et à cinq minutes de l'heure prévue pour le concert, il n'y avait qu'un micro de branché sur six car un seul fonctionnait... Moralité, nous avons commencé avec une heure de retard et avons du faire deux entractes de quinze minutes pour problèmes techniques, les micros, un coup ils marchaient, un coup ils marchaient pas. Bon pas de quoi fouetter un chat mais ennuyant tout de même.

Sinon, c'était dans un grenier, le public s'est bien amusé, nous aussi, et le retour de notre guitariste soliste fut une délivrance pour chacun d'entre nous. Cela fait du bien de se retrouver à jouer ensemble.


Ah oui j'oubliais. En insérant la photo je me suis souvenu de la tête de mort qui trônait derrière la batterie, moi qui préfère les fleurs, néanmoins j'avais prévu le coup et m'étais habillé en noir mais avec une cravate rouge ! Genre rebelle !

samedi 18 décembre 2010

j'ai cru qu'il avait neigé.

Ces derniers jours, chaque nuit était le théâtre de la magie de l'hiver, les flocons tombaient et déposaient sur le sol un voile blanc, les saleuses salaient les rues, les riverains balayaient leur cour et leur trottoir, enfin bref, c'était l'hiver et son lot de neige.

Moi-même, je commençais mes journées par un coup de balais et un déneigement de ma voiture. Je croyais qu'il avait neigé. J'y ai cru jusqu'à ce matin.

Lorsque je me suis levé, j'ai ouvert les volets et j'ai découvert un paysage qui était à mi chemin entre le grand nord canadien et les plaines sibériennes. je m'attendais même à voir surgir un ours blanc de derrière le cerisier qui trône dans mon jardin.

Il n'y eut pas d'ours mais peu après le petit déjeuner, j'ai pris mon courage à deux moufles, j'ai visé mon bonnet sur mon crâne, enfilé mes godillots de grande randonnée hivernale et je suis parti à l'assaut du jardin blanc (équivalent par chez moi du mont blanc français). J'ai très vite laissé tomber mon balais de sorcière pour une pelle à neige version triple XL. Et j'ai pelleté pendant que mes enfants me bombardaient de boules de neige. J'ai du battre le record du monde de déneigement avec handicap juste pour pouvoir à mon tour confectionner une réserve de munition pour combattre mes assaillants demi portion. Même à deux contre un, je n'étais pas ridicule.

Après une heure de combat acharné sous la neige, mon travail avait été inutile. Nous étions trempés, frigorifiés, avions une pensée pour les grognards napoléoniens qui eux aussi n'avaient que des boules de neige comme munitions et sommes rentrés nous mettre au chaud et fêter dignement l'armistice avec chocolat chaud et café calvados ! (Je vous laisse deviner qui a pris quoi.)

Maintenant je suis claqué et je vais faire une petite sieste et reprends ma pelle et mon courage pour retourner au pôle nord.

vendredi 17 décembre 2010

Bon alors ?

La semaine dernière, nous avions prévu un concert pour demain dans un sombre café hippie ou devrais-je dire hipster d'un sombre quartier en voie de rénovation. Nous devions jouer dans la cour mais vu le temps qu'il fait, le concert a été annulé. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle le Père noël est associé à des clochettes parce que jouer du violon ou du cymbalum dans le vent, sous la neige, par moins quinze sur un traineau, c'est un peu gageure.

Bref nous en étions là, lorsque à la répèt d'hier, notre saxophoniste nous a dit que comme il avait prévenu ses amis qu'il y aurait un concert, et qu'il ne voulait pas rappeler tout le monde, il avait organisé un autre concert dans un autre sombre lieu néorocktendance, dans un autre sombre quartier lui aussi en voie de rénovation (ma vie entière est en voie de rénovation).

La blague c'est que un, nous n'avons pas répété en vue d'un concert, que deux notre guitariste soliste revient aujourd'hui après quatre mois d'absence sans répétition préalable, que trois nous ne savons rien ni du lieu, ni de l'heure, ni du matériel à emporter mais que nous allons y aller quand même.

Rock N' Roll !

Toujours est-il que j'ai froid, que j'espère que le concert ne sera pas en extérieur (pas facile de jouer de la basse avec des moufles) et que j'ai le trouillomètre calqué sur le thermomètre.

A part ça, tout va bien ! Noël approche, il neige, je suis en pseudo vacances et je squatte la place près de la cheminée !

Compte rendu du concert dans un prochain billet...

jeudi 16 décembre 2010

De la difficulté de...

Ces derniers jours ont été éprouvants, terriblement éprouvants, pourtant je ne vais pas relater comme je le fais d'habitude, une tranche de ma vie mais je vais essayer de livrer une tranche de mon cerveau (que les âmes sensibles et ceux qui n'aiment pas la cervelle arrête de lire tout de suite) et je vais même essayer de vous livrer une partie en bon état, c'est-à-dire sans trou dedans (et oui la sclérose fait des trous dans le cerveau. Me voilà donc avec les méninges en formes de Bob l'éponge, je dois même avoir son QI qui est proche de celui d'une bactérie unicellulaire.)

Il est parfois difficile en effet, de suivre à la lettre le régime alimentaire auquel je m'astreins depuis bientôt quatre ans et en faisant ceci je n'ai pas l'impression de combattre ou de lutter contre cette maladie que je n'ai pas choisi d'avoir.

Relire et travailler sur La peste de Camus a passé au révélateur un sentiment que j'avais depuis longtemps. Contre la maladie il ne faut pas lutter car toute lutte et tout combat sera perdu d'avance, on ne lutte pas contre un ennemi invisible et sans conscience. De plus, lutter contre une maladie c'est avant tout lutter contre soi-même et dans le cas d'une maladie auto-immune comme la sclérose en plaques cela devient très vite redondant et paradoxal. Je lutte contre une maladie dont la caractéristique est d'utiliser les défenses de mon corps pour se détruire lui-même, donc je lutte contre les défenses de mon corps pour qu'elles ne m'attaquent pas.

Complétement débile !

Il faut vivre, rechercher le meilleur de nous même et chercher une raison valable d'exister pour pallier à l'absurdité de notre condition d'humain, sclérose en plaqué ou non.


Donc je ne lutte pas, je ne combats pas, la sclérose est là et je vis avec. J'essaye néanmoins d'agir pour qu'elle me foute la paix (qu'on y croit ou pas peu importe, je me sens mieux depuis que je suis ce régime, à tous les niveaux) et parfois c'est horriblement difficile. Le six décembre et les jours qui suivirent furent un cauchemar sans nom. Et oui, Saint Nicolas est passé mais à quoi peut bien servir Saint Nicolas et ses fourgons de sucreries (avant il venait en traineau mais compte tenu de la conjecture économique, du statut de l'enfant-roi et du modernisme, il a décidé de vivre avec son temps) si les papas gourmands ne peuvent pas en chaparder quelques-unes à leur enfants. Je vous le demande ? Je suis d'accord qu'il avait pensé à moi en déposant dans mes souliers tout cirés deux pères noël en chocolat noir (le chocolat hein, pas les pères noël) et une tablette de Cote d'Or noire aussi. Mais eux, mes deux loustics, ont reçu des montagnes de chocolat (au lait), des rivières de bonbons Haribo (au sucre raffiné) et des petites papillotes aux mille et un parfums (au lait, avec du sucre raffiné, et de la farine de blé). L'injustice est flagrante, non ?

Bref même si je n'y ai pas droit, je leur ai quand même piqué un crocodile Haribo, mais chut...

Heureusement ma petite femme est venue pour arranger ma frustration et a cuisiné des petits pains d'épices (avec de la farine de riz et de châtaigne, du sucre roux, de la cannelle, du gingembre et du miel) en forme de sapin, de lune et d'étoile que je peux manger. Elle est douée ma femme, je l'aime et je la remercie chaque jour de prendre soin de moi, de ma sclérose et de mon régime.

mardi 14 décembre 2010

Grand jeu concours !

Je n'ai pas posté de billet depuis le premier décembre et je propose ici même le premier grand jeu concours virtuellement pathétique avec,

attention,

comme grand lot,

attention attendez la suite,

une, je vous tiens en haleine,

ferrari à gagner. Oui, j'ai bien dit une ferrari à gagner !

Bon d'accord, elle sera en plastique et portera le logo Shell sur le bas de caisse (elles sont offertes pour un plein) mais notez tout de même que l'intention est là.

Revenons au concours, je vous propose donc de déterminer les raisons de mon absence, sachant que toutes les possibilités sont permises vu que pendant ce temps mon marmot de cinq ans m'a demandé de lui apprendre à jouer aux échecs et que maintenant il joue seul sur internet, que je fus malade (rien de méchant mais de quoi rester scotché au lit, merci l'hiver !) et que je passe mes journées à déblayer la neige qui encombre mon pas de porte.

Sinon j'ai appris pendant ce temps une merveilleuse nouvelle, ils vont changer le lino de notre bureau et avec Sapiens Sapiens, outre le fait d'avoir la larme à l'œil de tristesse de voir partir notre compagnon étendu sous nos pas, une idée a traversé notre cervelle atrophiée par des journées de travail intense et quelques verres de trop :

Changement de lino = Déplacer tous les meubles = Ranger notre capharnaüm !!!

Misère !


Bref, j'attends vos propositions quant à mon silence que vous pouvez laisser en commentaires. (Pas sûr que je les publie toutes.)

mercredi 1 décembre 2010

Et oui c'est seulement de la pluie !

Un petit billet en musique pour dire que la neige n'a fait que passer et que c'est seulement de la pluie qui tombe sur ma fenêtre.


www.zat.hu

11 - ZAT - Only Rain by Scaff

mardi 30 novembre 2010

Le temps et la sclérose.

Je ne suis pas malade, enfin je ne crois pas l'être. Si l'on m'a diagnostiqué une sclérose en plaques il y a plusieurs années maintenant, je fais en sorte pour que ses symptômes n'apparaissent pas et que je puisse vivre ma vie comme je l'ai toujours fait. Néanmoins, je me suis aperçu ce matin que ma notion du temps avait changé.

En effet, j'amenais mon fils de cinq ans à l'école et comme il n'a pas sa langue dans sa poche et qu'il a oublié d'être bête il m'a posé une de ses questions philosophiques auxquelles on a du mal à répondre avec des mots simples.

- Papa, pourquoi tu es toujours pressé le matin ?

Bon il est vrai que comme j'attends toujours le point de non-retour pour me lever, je suis presque toujours passablement à la bourre et surtout lorsque je pense à toutes les choses que j'ai à faire, que j'aurais dû faire et que je ne vais pas faire (résultats synthétiques de la sclérose, la procrastination à outrance.) Bref, comme son école est à deux cents mètres de mon bureau, il est vrai que j'anticipe toujours ma course et je lui fais comprendre que je suis en retard (quoique parfois, c'est aussi de sa faute lorsqu'il lui faut vingt-cinq minutes pour mettre une chaussette).

- Et bien, tu sais, j'ai des choses à faire.
- Mais c'est important ?
- Euh... Oui et non.
- Comment ça oui et non ?
- Et bien tu sais, il y a des gens qui m'attendent et qui attendent des choses que je dois leur donner et c'est vrai que parfois j'oublie ce qui est important.
- Et c'est quoi qui est important ?
- ...
- ...
- Et bien, de prendre le temps d'être avec mes enfants, de leur faire des câlins, de leur faire des sourires pour qu'ils passent une bonne journée.

Son visage s'est illuminé et comme il était en pleurs quelques minutes auparavant parce qu'il avait perdu sa ferrari en plastique, j'étais content. Heureux simplement d'avoir passer un peu de temps avec lui, d'avoir reçu un sourire et de lui avoir appris qu'il ne sert à rien de courir, il faut aimer à point.

Toujours est-il qu'ensuite j'ai battu le record du deux cents mètres avec obstacles (voitures, poubelles, muret et poussettes) pour être à l'heure au boulot, que maintenant je suis en sueur, je pue et comble du comble je n'arrive pas à parler tellement je suis essoufflé.

J'attends treize heures et je vais faire la sieste !

lundi 29 novembre 2010

Lundi matin et sclérose en plaques.

Et la semaine recommença...

Ce matin, lorsque je me suis réveillé, j'étais fatigué. Comme c'est un des symptômes de la sclérose en plaques cela me donne une excuse pour être fatigué car j'ai l'impression d'avoir passé ma vie à être fatigué. Bref, ma vie aujourd'hui n'est qu'une longue et douce fatigue justifiée par la sclérose. Elle est pas belle la vie ?

Toujours est-il que lorsque j'ai pris mon café, j'étais encore fatigué, lorsque je me suis habillé, j'étais fatigué et lorsque j'ai mis mes pneus d'hiver dans la voiture pour aller les faire monter chez le démonte/remonte pneus, j'étais toujours et encore fatigué.

J'ai déposé mes enfants à l'école et me suis donc rendu au garage pour faire parer mon auto de ses attributs hivernaux. Et là surprise, j'avais pas pris les bons pneus. Il faut dire que j'en conserve plusieurs paires de mes anciennes voitures, qui ne me servent à rien et dont je ne sais que faire. Enfin, me voilà reparti sous les rires du garagiste et de ses assistants pour changer mes pneus, non pas au garage mais dans mon sous-sol. Au garage j'y suis retourné quinze minutes plus tard.

Depuis que je suis au bureau je suis toujours aussi fatigué et je crois bien que je vais aller faire la sieste sinon je vais avoir du mal à finir la journée. Le lundi est toujours un calvaire, sclérose ou pas !

dimanche 28 novembre 2010

Jour de tristesse.

Et oui, je suis retourné sur Facebook. Ce n'est pas que mon point de vue ait profondément changé sur le réseau social des amis virtuels, la preuve en est qu'en trois jours je comptabilise cent cinquante amis, mais parce que cette plateforme comporte une caractéristique propre qui me faisait défaut.

En effet, l'information sur facebook est diffusée à grande échelle, avec une rapidité sans commune mesure. Le problème est bien évidemment que cette information peut être autant d'ordre privé que public. J'ai donc délibérément zappé tout ce qui était d'ordre privé et me suis concentré sur le public.

A ma grande surprise, je suis redevenu un bisounours. Alors, oui j'ai plein d'amis, même si la plupart refuseront de me prêter dix sacs si je suis en galère, ou auxquels je ne confierai pas la garde de mes mouflets ne serait-ce que pour cinq minutes.

L'amitié est étrange. Néanmoins, le fait d'être revenu sur facebook m'a permis de ne pas refaire les mêmes erreurs et j'ai laissé tomber le vendeur de moquette et l'exploiteur des masses chiliennes.

Bon allez, je vous embrasse (je prends mon nouveau rôle de bisounours très au sérieux !!!)

jeudi 25 novembre 2010

Tête En l'aiR

Précédemment j'avais annoncé que j'avais du travail. Ceci expliquant cela, mes derniers billets étaient assez espacés dans le temps. Néanmoins, je suis venu à bout de Tête En l'aiR qui sera projeté lundi 6 décembre en public. Je vous en donne la primeur car la plupart de ceux qui lisent mes messages ici, si ce n'est tous, ne pourront venir le 6.